
[DANS LE CADRE DES JOURNÉES EUROPÉENNE DU PATRIMOINE]
Marseille, ville romantique ?
Contre toute attente, le XIXe siècle marseillais s’est révélé être un véritable foyer de passion musicale autour de l’œuvre de Beethoven. Bourgeois mélomanes, salons privés, orchestres amateurs et salles de concert ont contribué à faire de la cité phocéenne une pionnière dans la diffusion des oeuvres du génie de Bonn… parfois même avant Paris !
C’est cette histoire oubliée que fait revivre L’Armée des Romantiques dans un spectacle entre musique de chambre et récit historique, porté par le pianiste Rémy Cardinale, le violoniste Emmanuel Balssa, le violoncelliste Girolamo Bottiglieri et le comédien et metteur en scène Jean Manifacier.
Un festival ancré dans le patrimoine
Ce concert lance la première édition du festival Les Passions marseillaises. Imaginé par L’Armée des Romantiques, ce festival raconte les passions des Marseillais pour la musique classique et réaffirme l’importance du romantisme dans l’histoire culturelle de Marseille. En partenariat avec des lieux emblématiques comme le Musée d’Histoire, le Conservatoire du Palais Carli ou le Théâtre de l’Œuvre, le festival redonne vie à une époque oubliée, à travers une programmation musicale exigeante et sensible.
Réentendre le son d’un piano Boisselot
Le festival se donne comme objectif de remettre à l’honneur les pianos marseillais Boisselot. Cette manufacture occupa une place hégémonique sur tout le pourtour méditerranéen dès les années 1840 et fut la seule fabrique provinciale à rayonner sur le plan international.
Un geste fort pour rendre justice à un pan méconnu du patrimoine musical local — et faire vibrer, à nouveau, le son du romantisme à Marseille.
